Douceur et bien naître

30 octobre 2019

La Préparation Affective à la Naissance® : un accompagnement affectif à la naissance par l' Haptonomie

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  La Préparation Affective à la Naissance® est une préparation à la naissance basée sur une relation de tendresse entre ses trois acteurs (bébé, maman, papa).

   Son objectif est de développer la sécurité et l’autonomie de chacun des trois partenaires par la prise en compte de leurs besoins psychoaffectifs spécifiques, par l’expérimentation d’une vraie présence affective, et ce à chaque étape : grossesse, accouchement, première année de la vie du bébé.

 

Contenu

   La Préparation Affective à la Naissance® propose au couple de développer une relation d’amour interactive avec le bébé pendant la grossesse, de se préparer à le mettre au monde dans un accompagnement conscient et tendre, et de le guider vers son autonomie lors de la première année de sa vie.

 

   La Préparation Affective à la Naissance® est un accompagnement à la naissance qui donne la place à la fois au bébé, à la maman, et au papa... Celui ci y tiendra une place active

 

Quand commencer ?

  Il est recommandé de commencer le plus tôt possible, entre trois et cinq mois de grossesse, lorsque vous pouvez sentir le bébé venir lover tout son corps dans votre main.

   Il n’y a cependant pas de limite dans le temps. N,'hésitez pas à me contacter quelque soit votre avancement dans la grossesse ,nous verrons ensemble ce que je peux vous proposer

 

Comment se passent les séances?

  Les séances se font toujours en couple. Le papa est présent à tous les rendez-vous.

  La présence du papa est indispensable, car bébé a besoin de rencontrer ses deux parents. Cela lui permet également de mieux s’ouvrir au monde dans sa diversité.
   De plus la présence du papa est indispensable pour la préparation à l’accouchement. Il va être le roc sur lequel sa compagne s’appuiera. C’est une approche qui offre une place tout à fait importante aux papas qui souhaitent la prendre, et ce tant par rapport au bébé que par rapport à la maman.

   Cependant les situations particulières (mamans seules par exemple) sont envisagées et nous y trouverons une réponse adéquate.

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Quelle est la différence  entre Préparation Affective à la Naissance® et haptonomie?

   La Préparation Affective à la Naissance® est issue de l’haptonomie. Elle a donc des points communs avec cette approche.

  Elle a en commun l’attention portée aux aspects affectifs, à la qualité de présence des praticiens et à la nécessité de la sécurisation de chacun.

   Elle s’en différencie par l’intégration d’une préparation à l’accouchement, par l’analyse des aspects psychologiques influençant l’accouchement, par le travail corporel proposé aux mamans après l’accouchement et par le type d’accompagnement des bébés après la naissance.

  Elle intègre différents concepts inspirés de l’haptonomie, du chant prénatal, de la psychanalyse, de la psychologie du développement, de l’ostéopathie et du travail périnéal.

 

 

Un témoignage vidéo :

La préparation affective à la naissance®

 

et plus de renseignements sur le site officiel de la préparation Affective à la Naissance : http://www.naissanceaffective.com/index.php/preparation-affective-a-la-naissance

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Atelier "Parler pour que les enfants écoutent..."

   L'atelier « Comment  parler pour que les enfants écoutent... » est destiné aux parents et aux adultes qui désirent améliorer leur mode de communication avec les enfants.

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  Il présente une approche lucide, sensible et respectueuse qui diminue le stress et augmente les gratifications, tant pour les adultes que pour les enfants.

  On y présente des techniques à la fois concrètes, pratiques et surtout efficaces. Les habiletés sont faciles à apprendre et elles sont directement applicables à une foule de situations de la vie quotidienne.



  Les participants à l'atelier apprennent entre autre :

•  comment s'y prendre avec les sentiments négatifs de l'enfant, ses frustrations, ses déceptions, sa colère, etc. ;
•  comment susciter chez l'enfant le désir de coopérer ;
•  comment mettre des limites fermes tout en conservant un climat d'ouverture ;
•  comment éviter le recours à la punition ;
•  comment favoriser l'image positive de l'enfant ;
•  comment résoudre les conflits familiaux dans une atmosphère de calme.

  L’atelier "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent" est proposé en une série de 7 rencontres d’environ 2h30 chacune.

 

  Pour débuter l’atelier il est nécessaire de posséder le livre  d’Adele Faber et Elaine Mazlish :

"Parler pour que les enfants écoutent..." et Parents épanouis"

 

faber mazlish parler enfants ecoutent   parents epanouis

 

 


Les ateliers ont lieu :

--à Biding (10mn de Saint Avold) et en soirée (20h 22h30) ... J'anime ces ateliers sur demande, en groupe minimum de 6 participants ( 14 maximum)

Tarif :

80€ par participant (cahier de travail fourni)

140€ par couple (cahiers de travail fournis)

Inscriptions  : anne.genay@gmail.com

 

-- à la MJC de Saint Avold, les lundi de 18h à 20h ( voir calendrier dans l'onglet "Dates des ateliers")

Inscriptions  à la Mjc de Saint  Avold :   03.87.92.23.83   ou  mjc.saintavold@fdmjc.org

 

Douceur et bien naître : Préparation Affective à la Naissance® par l' Haptonomie

 

 

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  Dérivée de l'haptonomie, mais enrichie d'aspects psychologiques et affectifs, d'une Préparation à l'Accouchement et d'outils de gestion de la douleur, l'Accompagnement Affectif à la Naissance® invite le couple à vivre ensemble et dans la tendresse, l’accueil de son bébé.

  Grâce au toucher, à la voix et la présence affective, l'a Préparation Affective à la Naissance®  permet de développer la confiance de la maman dans son potentiel à mettre son bébé au monde en toute sécurité et au papa de s’impliquer très activement.

  Et à chacun de développer sécurité et autonomie. Ainsi bébé se sentira guidé et accompagné par eux tout au long de la grossesse et de l’accouchement.

 

Les séances contiennent:

- des jeux de contact avec le bébé

- des recentrages de bassin, pour soulager le dos de maman, mieux positionner bébé et préparer la voie pour la naissance de bébé

- un travail d'accompagnement et de sécurisation de la maman et du papa afin de leur faire prendre confiance de toutes leurs capacités à mettre au monde activement leur bébé

- l'apprentissage de positions d'accouchement favorisant la progression du travail

- des techniques de gestion de la douleur

- des conseils pour accueillir bébé en salle de naissance

- des apports sur les premières semaines de bébé

 

 

Tarifs Préparation Affective à la Naissance par l'Haptonomie

La séance est au tarif de 50€ pour une durée d'environ 1h

 

N'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements

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Hypnose SAJECE

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose est un état de conscience modifiée situé entre l’état « dans la lune » et le sommeil que nous ressentons tous quotidiennement de manière naturelle. C’est un état où le cerveau est plus réceptif à entendre des idées nouvelles ou à regarder sous un nouvel angle certaines croyances limitantes. Le cerveau fonctionne un peu comme un ordinateur dans lequel certains programmes sont défectueux et handicapent la personne dans sa vie quotidienne.

Contrairement à l'hypnose spectacle, l'hypnose SAJECE est bienveillante et ne vous force pas à une action. L’hypnose SAJECE est un partenariat : je vous accompagne, vous guide au travers de mes histoires pour vous aider à trouver vos réponses et à les mettre en place par vous même.

 

Qu’est-ce que l’hypnose SAJECE ?

Créée par Camille GRISELIN, l'hypnose Sajece est une hypnose douce, humaine et bienveillante, qui permet d’apporter une solution efficace à des cas de souffrance ou de mal-être.  La méthode permet de s’adresser directement à l’inconscient, à travers des mots, des histoires qui permettent de cibler nos émotions face à certaines situations de la vie et de remonter à la source du problème. 

L'hypnose SAJECE utilise des contes et des métaphores pour vous guider dans votre problématique. cette hypnose agit en profondeur en mettant en évidence l'origine du problème et permet par la suite la libération des émotions responsables des blocages sur le long terme. 

C'est une thérapie brève et douce qui permet d'atteindre rapidement son objectif.

Chaque personnalité étant unique, les résultats obtenus diffèrent d'une personne à une autre

hypnose moselle porte intérieur


 Que permet l’hypnose SAJECE?

L’hypnose SAJECE est une méthode à la fois simple,  rapide et surtout respectueuse qui permet de s’adresser directement à l’inconscient, pour qu’il mette en place les changements nécessaires à votre bonheur.

L’inconscient est souvent à l’origine des symptômes et, de même qu’il a pu déclencher des problèmes pour nous alerter que quelque chose ne va pas ou n’est pas respecté dans notre corps ou dans notre vie, il peut aussi faire marche arrière, à condition d’entendre le message.

L’état d’hypnose permet de rectifier ces fausses croyances et de programmer de nouvelles informations plus bénéfiques pour la personne (plus de confiance en soi, une meilleure mémoire, plus d’indulgence vis-à-vis de soi-même) toujours en accord avec votre inconscient car il agit comme un gardien qui sait instinctivement ce qui est bon pour vous. Il va aller chercher dans mes mots ce qui lui est le plus utile pour vous aider à retrouver votre bien être.

 

SAJECE EN Moselle

 

L’hypnose SAJECE est efficace dans de nombreux domaines : 

  • Addictions (tabac, alcool, sucre...)
  • Troubles du sommeil, insomnie, fatigue chronique
  • Equilibre pondéral, troubles de l’alimentation (anorexie, boulimie, hyperphagie)
  • Crises d’angoisse, de panique
  • Douleurs chroniques ( migraine, colite, rhumatismes etc.)
  • Problèmes dermatologiques (psoriasis, eczéma etc.)
  • Phobies
  • Confiance en soi, difficultés relationnelles
  • Désir de grossesse, FIV, infertilité : comment accueillir les émotions, détendre son corps et son mental
  • Séparation, deuil
  • Stress (professionnel, examen)
  • Enurésie, troubles de l’attention et de la concentration chez les enfants

La liste est non exhaustive…

 

Attention, votre médecin est le seul apte à poser un diagnostic médical. L’hypnose Sajece est complémentaire à un traitement en cours, et ne se substitue pas à un traitement médical. Pour toute modification de traitement, consultez votre médecin.

 

 

Tarifs Hypnose SAJECE

 

La séance enfant est au tarif de 35€ pour une durée de 30mn

La séance ado est au tarif de 50€ pour une durée de 45mn

La séance adulte est au tarif de 70€ pour une durée d'1h

 

 



 

 

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21 octobre 2019

Qui suis je ?

 

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  La naissance de mes enfants m'a donné une nouvelle confiance en moi , et l'envie de m'investir auprès des parents, pour à la fois leur donner un espace d'écoute et de parole, et les aider à trouver cette confiance en soi qui n'est pas toujours si évidente...

 

  L'association "Etre parents, naturellement " m'a tout d'abord permis de concrétiser cette envie de partage...

  Depuis 2010, j'anime des Ateliers Faber Mazlish....

  J'ai suivi la formation Massage bébé dispensée par l'AFMB (Association Française de Massage Bébé) en avril 2013, une formation de relaxation ludique en février 2014 et la formation Massage école dispensée par MISA France en mars 2014...

  Depuis 2012, et diplomée en mars 2016, je me forme à l'haptonomie afin de proposer un accompagnement affectif de la grossesse et de la naissance, formation dispensée par l'Association de Préparation Affective à la Naissance...

 

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  Formée à l'hypnose SAJECE en 2019, je vous propose ce formidable outil qui me permet d'élargir la palette de mes prestations. Levant les blocages émotionnels et leurs consequences ( troubles du sommeil, peurs, stérilité, prise de poids, manque de confiance en soi, etc etc), elle permet , de la naissance à l'age adulte, de vous apporter un vrai mieux être durable 


20 octobre 2019

L'atelier massage bébé, par les parents qui y ont participé...

 

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"J'ai aimé ce moment de relaxation avec mon bébé"

 

"J'ai appris ce qui était bon pour mon bébé, ce qui pourrait le soulager"

 

"J'ai aimé le fait d'avoir un moment cocoon avec mon bébé, et aussi l'échange avec les autres mamans et avec les autres bébés"

 

"Apaisant, doux, à l'écoute"

 

" Je n'osais pas lui faire de massage donc les cours m'ont appris les mouvements appropriés"

 

"J'ai appris à écouter les besoins de mon fils, il décide s'il a envie d'être massé"

 

"Instructrice très douce et compréhensive"

 

"Je recommande à toutes les mamans de partager ce moment avec leurs bébés"

 

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05 octobre 2019

Atelier " Frères et soeurs sans jalousie ni rivalité "

  Les enfants d'une même famille éprouvent parfois des difficultés à s'entendre entre eux. Il leur arrive même de faire face à des conflits assez sérieux. Confrontés à ce genre de situation, les parents qui recherchent des solutions à la fois adroites et respectueuses ont désormais à leur disposition les outils appropriés.

 

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   S'adressant aux parents qui ont plus d'un enfant, cet atelier présente, des attitudes, des comportements efficaces pour atténuer la rivalité qui opposent souvent les enfants, pour en finir avec les disputes, les chamailleries, les moqueries qui pèsent lourdement sur la vie familiale.

  Il s'avère également utile pour les adultes qui travaillent avec des groupes d'enfants (classes, crèches...)

  Cet atelier mixe apports théoriques (avec pour support des planches de bande dessinée), entraînement à partir de jeux de rôles et  partage des expériences de chacun.


Pour débuter l’atelier il est nécessaire de posséder le livre  d’Adele Faber et Elaine Mazlish :

Jalousies et rivalités entre frères et soeurs 

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L’atelier "Frères et soeurs sans jalousie ni rivalité" est proposé en une série de 6 rencontres d’environ 2h30 chacune.

 

 


Les rencontres ont lieu :

 

-- à Biding (10mn de Saint Avold) et en soirée (20h 22h) ... J'anime ces ateliers sur demande, en groupe minimum de 6 participants ( 14 maximum)

Tarif :

70€ par participant (cahier de travail fourni)

130€ par couple (cahiers de travail fournis)
Inscriptions par mail à  : anne.genay@gmail.com

 

-- à la MJC de Saint Avold, les lundi de 18h à 20h( voir calendrier dans l'onglet "Dates des ateliers")

Inscriptions  à la Mjc de Saint  Avold :   03.87.92.23.83   ou  mjc.saintavold@fdmjc.org

 

Les ateliers Faber Mazlish par les participants

 

 

Je suis plus zen au quotidien avec mes enfants simplement en tenant compte de leurs sentiments propres.

 

 

                        J'ai appris à exprimer mes propres sentiments.

 

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En tant qu'AVS, j'applique beaucoup d'habiletés auprès des enfants en diffiultés dont je m'occupe.

 

J'ai apprecié les échanges sur les habiletés, sur les cas concrets de la vie quotidienne.

 

  J'ai appris à écouter davantage, à laisser mes enfants aller au bout de ce qu'ils ont à dire. Je les encourage à exprimer ce qu'ils ressentent, même entre eux.

 

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  La meilleur chose que j'ai retirée est de se retrouver dans le groupe et d'échanger avec d'autres parents, grands parents et professionnels...

 

 

 

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02 octobre 2019

Sept choses que les parents doivent savoir à propos des pleurs du bébé


traduction française  d'un grand classique du site Ask Dr Sears :

7 Things Parents Should Know About Baby's Cries

http://www.oveo.org/index.php?option=com_content&view=article&id=344%3Asept-choses-que-les-parents-doivent-savoir-a-propos-des-pleurs-du-bebe%2F

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1. Les pleurs du bébé : un signal parfait.

Les scientifiques ont depuis longtemps émis l'idée que le son des pleurs du bébé avait les trois caractéristiques du signal parfait.

Premièrement, un signal parfait est automatique. Un nouveau-né crie par réflexe. Le nourrisson ressent un besoin qui va déclencher une inspiration d'air soudaine suivie d'une forte expulsion de cet air au travers des cordes vocales, qui à leur tour vibrent pour produire le son que nous appelons "pleurs". Dans les premiers temps, le petit bébé ne pense pas "quelle sorte de son va mener à ce que l'on me nourrisse ?", il crie seulement de manière automatique. De plus, ces pleurs sont produits facilement. Une fois ses poumons remplis d'air, le nourrisson peut émettre ses cris avec très peu d'efforts.

Deuxièmement, les pleurs sont dérangeants d'une manière adéquate : suffisamment stridents pour capter l'attention de celui ou celle qui s'occupe du bébé, mais pas au point qu'il veuille fuir complètement ce son.

Troisièmement, les pleurs peuvent se modifier au fur et à mesure que l'émetteur et le récepteur apprennent à préciser le signal.

Le signal émis par chaque bébé est unique. Les pleurs d'un bébé sont le langage du bébé, et chaque bébé pleure (crie) différemment. Les chercheurs qui s'intéressent à la voix appellent ces sons uniques les "empreintes de pleurs", aussi uniques pour un bébé que ses empreintes digitales.



2. Réagir aux pleurs d'un bébé est biologiquement correct.

La mère est biologiquement programmée pour donner une réponse maternante aux pleurs du nouveau-né, et pas pour se restreindre. Des changements biologiques remarquables se produisent dans le corps de la mère en réaction aux cris de son enfant. Lorsqu'elle entend son bébé pleurer, la circulation sanguine augmente dans les seins de la mère, s'accompagnant d'une impulsion biologique de "prendre dans les bras et nourrir". L'allaitement au sein lui-même cause une décharge de prolactine, une hormone que nous supposons être la base biologique de ce que l'on appelle "intuition maternelle". L'ocytocine, hormone qui déclenche le réflexe d'éjection du lait, provoque aussi des sentiments de détente et de plaisir, manière agréable de compenser la tension provoquée par les pleurs du bébé. Ces sentiments vous aident à aimer votre bébé. Mamans, écoutez les signaux biologiques de votre corps quand votre bébé pleure, plutôt que les donneurs de leçons qui vous disent de faire la sourde oreille. Il leur est facile de vous donner de tels conseils, car ils ne sont pas reliés biologiquement à votre bébé. Il ne se passe rien au niveau de leurs hormones lorsque votre bébé crie.



3. Ignorer le signal des pleurs, ou y répondre ?

Une fois que vous savez évaluer la signification du signal des pleurs de votre bébé, l'important est de savoir ce que vous en ferez. Fondamentalement, vous avez le choix entre deux solutions : ignorer ou réagir. Ignorer les pleurs de votre bébé est en général une situation perdant-perdant. Le bébé accommodant abandonne et cesse de se manifester, se replie sur lui-même, finit par penser que ce n'est pas la peine de pleurer – et, finalement, que c'est lui-même qui "n'en vaut pas la peine". Le bébé perd sa motivation pour communiquer avec ses parents, et les parents manquent une occasion d'apprendre à connaître leur bébé. Tout le monde y perd. Un bébé avec une personnalité plus marquée - la plupart des bébés aux besoins intenses - n'abandonne pas si facilement. Au lieu de cela, il crie de plus en plus fort et c'est l'escalade dans l'intensité de son signal, le rendant de plus en plus dérangeant. Il y a plusieurs façons d'ignorer ce signal persistant. Vous pouvez attendre qu'il ait fini de pleurer, puis le prendre afin qu'il ne pense pas que ce sont ses pleurs qui ont attiré votre attention. C'est en fait une sorte de lutte pour le pouvoir. Vous apprenez au bébé que vous contrôlez la situation, mais aussi qu'il n'est pas habilité à communiquer. Cela ferme la communication parent-enfant, et, sur le long terme, tout le monde perd.

Vous pouvez aussi vous insensibiliser complètement, jusqu'à n'être plus du tout "dérangé" par les pleurs, et ainsi apprendre au bébé que l'on ne s'occupe de lui que si c'est "le bon moment". C'est une autre situation perdant-perdant. Le bébé n'obtient pas ce dont il a besoin, et les parents se retrouvent dans un état d'esprit qui ne leur permet pas de profiter de la personnalité unique de leur bébé. Enfin, vous pouvez prendre votre bébé pour le calmer, et le reposer ensuite parce que "ce n'est pas encore le bon moment pour le nourrir". Après tout, il doit apprendre à être heureux de façon "autonome". Perdant-perdant encore une fois, il va se remettre à pleurer et vous vous sentirez en colère. Il va apprendre que ses tentatives de communication, bien qu'entendues, n'obtiennent pas la réponse adéquate, ce qui peut l'amener à ne plus se faire confiance : "Peut-être qu'ils ont raison. Peut-être que je n'ai pas vraiment faim."


4. Etre maternante.

L'autre choix est de réagir rapidement et de façon maternante. C'est gagnant-gagnant pour le bébé et pour la mère, qui s'appliquent à mettre au point un système de communication utile pour tous les deux. La mère répond promptement et d'une façon judicieuse, de telle sorte que le bébé sera moins désespéré la prochaine fois qu'il aura besoin de quelque chose. Le bébé apprend à "crier mieux", d'une manière moins dérangeante, puisqu'il sait que sa mère va venir. La mère structure l'environnement du bébé en sorte qu'il ait moins besoin de pleurer ; elle le garde auprès d'elle si elle sait qu'il est fatigué et prêt à s'endormir. La mère devient plus sensible aux pleurs, et y réagit donc de façon appropriée. Une réponse rapide lorsque le bébé est tout petit et facilement déstabilisé ou lorsque le cri indique clairement un danger, une réponse plus lente lorsque le bébé est plus âgé et commence à apprendre à résoudre certains désagréments par lui-même.

Répondre de manière appropriée aux pleurs de votre bébé est le premier défi de communication, et le plus difficile auquel vous aurez à faire face en tant que mère. Vous ne maîtriserez ce système qu'après la répétition des milliers d'appels-réponses des premiers mois. Si, dès le départ, vous considérez les pleurs du bébé comme un signal auquel on doit répondre et qu'il faut interpréter plutôt que comme une mauvaise habitude qu'il doit perdre, vous vous donnez la possibilité de devenir experte en tout ce qui concerne votre bébé. Chaque signalétique mère-bébé est unique. C'est pourquoi ceux qui préconisent, face aux pleurs, de "s'entraîner", avec des formules toutes faites du genre "laissez-le pleurer 5 minutes la première nuit, 10 minutes la seconde" et ainsi de suite, ont une vision beaucoup trop limitée


5. Ce n'est pas votre faute si bébé pleure.

Parents, consolez-vous ! Si vous réagissez bien à votre bébé et faites votre possible pour qu'il se sente en sécurité dans ce monde nouveau, ne vous croyez pas en faute si votre bébé pleure beaucoup. De même que ce n'est pas vous qui décidez le moment où votre bébé arrête de pleurer. Bien sûr, restez ouverts pour apprendre de nouvelles façons d'aider votre bébé (par exemple changer son régime alimentaire si besoin, le porter d'une autre façon) et faites appel à votre médecin si vous suspectez une cause physique derrière les pleurs. Mais il y aura des moments, quand vous ne saurez pas pourquoi votre bébé pleure, où vous vous demanderez si le bébé le sait lui-même. Il peut arriver que le bébé ait simplement envie ou besoin de pleurer, ne soyez pas désespéré si aucun de vos remèdes habituels ne marche.

C'est un fait dans la vie des nouveaux parents : bien que les bébés pleurent pour exprimer un besoin, leur manière de pleurer dépend aussi de leur tempérament individuel. Ne croyez pas que les pleurs de votre bébé sont dirigés contre vous. Votre tâche consiste à créer un environnement positif qui fera diminuer le besoin de pleurer du bébé, à lui offrir des bras aimants et détendus pour qu'il ne pleure pas tout seul, et à aller aussi loin que vous le pouvez dans le travail de détective qui consiste à chercher pourquoi votre bébé pleure et comment vous pouvez l'aider. Le reste, c'est le bébé qui décide. "Lorsque je me sentais déstabilisée dans mon maternage, je demandais à une mère calme, raisonnable et impartiale d'observer comment je me comportais avec mon bébé chez moi, un jour ordinaire. Je sais que c'est moi qui en sais le plus sur mon propre bébé, mais il est parfois difficile d'être objective, et la voix de l'expérience peut apporter de l'aide."


6. Ce que la recherche nous apprend.

Les chercheures Sylvia Bell et Mary Ainsworth ont mené dans les années 1970 des études qui auraient dû mettre définitivement à l'index les théories sur les "enfants gâtés". (Il est intéressant de noter que, jusqu'alors, les auteurs qui s'intéressaient au développement de l'enfant et préconisaient le "laissez-les pleurer" étaient presque tous des hommes. Il a fallu que des femmes chercheures commencent à rectifier le tir.) Ces chercheures ont étudié deux groupes de couples mère-nourrisson. Le groupe 1 était constitué de mères donnant des réponses promptes et maternantes aux pleurs de leur enfant. Le groupe 2 était constitué de mères plus retenues dans leur réaction. Elles ont trouvé qu'à l'âge d'un an, les enfants du groupe 1, auxquels les mères avaient répondu rapidement et de manière plus maternante, étaient moins portés à recourir aux pleurs comme moyen de communication. Ces enfants semblaient avoir un attachement à leur mère plus sécurisé et avaient développé de meilleures facultés de communication, devenant moins pleurnichards et moins manipulateurs.

Jusqu'à cette époque, on avait fait croire aux parents que s'ils prenaient leur bébé dans leurs bras chaque fois qu'il pleurait, il n'apprendrait jamais à se calmer et deviendrait de plus en plus exigeant. D'autres études ont été menées qui détruisaient définitivement les théories sur les enfants gâtés, en montrant que les bébés dont les pleurs ne recevaient pas une réponse rapide se mettaient à pleurer davantage, plus longtemps, et d'une manière plus dérangeante. Dans une étude qui comparait deux groupes de bébés en pleurs, dans l'un des groupes, les nourrissons recevaient une réponse immédiate et maternante, tandis que dans l'autre groupe, on laissait les enfants pleurer. Les bébés dont les pleurs recevaient une attention appropriée pleuraient moins dans une proportion de 70 %. Chez les bébés qu'on laissait pleurer, à l'inverse, les pleurs ne diminuaient pas. Fondamentalement, la recherche a montré que les bébés dont les pleurs étaient entendus et auxquels on répondait apprenaient à "pleurer mieux", ceux qui étaient le produit d'un style de maternage plus retenu apprenaient à "pleurer plus fort". Il est intéressant de noter que ces études ont montré des différences non seulement dans la manière de communiquer des bébés avec leurs parents selon les réactions qu'ils obtenaient à leurs cris, mais aussi des différences chez les mères.

Ces études ont montré que les mères qui donnaient une réponse plus limitée et moins maternante devenaient graduellement insensibles aux pleurs de leur bébé, et cette insensibilité se propageait à d'autres aspects de leur relation parent-enfant. La recherche a montré que laisser un bébé pleurer "gâte" toute la famille.


7. Pleurer n'est pas "bon pour les poumons du bébé".

Un des exemples les plus ridicules du folklore médical est le dicton "laissez-le pleurer, c'est bon pour ses poumons". A la fin des années 70, la recherche a montré que les bébés qu'on laissait pleurer avaient des rythmes cardiaques qui atteignaient des niveaux inquiétants, et que le taux d'oxygène baissait dans leur sang. Quand les pleurs de ces bébés étaient calmés, leur système cardiovasculaire retournait rapidement à la normale, ce qui montre à quel point les bébés reconnaissent rapidement l'état de bien-être au niveau physiologique. Si les pleurs du bébé ne sont pas calmés, il est dans une détresse aussi bien physiologique que psychologique. La croyance erronée selon laquelle pleurer est sain survit aujourd'hui encore dans les échelles du score d'Apgar, une sorte de test que les médecins utilisent pour évaluer rapidement l'état d'un nouveau-né les premières minutes après sa naissance. Les bébés obtiennent deux points supplémentaires pour "cris vigoureux". Je me souviens avoir réfléchi sur ce concept au milieu des années 70 alors que j'étais directeur d'une pouponnière dans un hôpital universitaire, avant même de devenir le père d'un bébé aux besoins intenses, ce qui a fait de moi un ferme opposant au "laissez-les pleurer". Il me semblait que donner des points pour des cris était une absurdité d'un point de vue physiologique. Le nouveau-né dans un état de veille calme, respirant normalement, et de fait plus rose que l'enfant qui pleure, perdait des points au score d'Apgar. Je continue de m'étonner que le plus remarquable des sons humains, les pleurs du bébé, reste aujourd'hui encore si largement incompris.

 

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